>  Si vous deviez convaincre un ado de lire Phobos

Phobos, c’est un cocktail.

Voici la recette que j’ai essayé de confectionner en écrivant cette histoire :

1/3 de science-fiction réaliste, qui pourrait arriver demain

1/3 de thriller haletant, sans retour en arrière possible

1/3 de romance poignante, envers et contre tout

À boire d’un seul coup, à lire d’une seule traite ! 😉

 

>  Comment avez-vous réussi à vous faire un nom de la littérature et à publier Phobos ?

J’ai eu de la chance à deux reprises au début de ma carrière d’écrivain : d’une part le manuscrit de mon premier roman, Le Cas Jack Spark, a été retenu par une maison d’édition ; d’autre part ce livre a gagné le Grand Prix de l’Imaginaire Jeunesse, ce qui lui a donné une bonne exposition.

Depuis, je continue de creuser mon sillon, en racontant des histoires qui correspondent aux questions que je me pose sur notre monde et sur nous-autres êtres humains. J’ai précisément écrit Phobos pour explorer mes interrogations sur la société du spectacle dans laquelle nous vivons, et sur le besoin d’exploration qui nous habite au plus profond. Mon projet a plu aux éditeurs de la collection R, qui a accueilli cette histoire en son sein.

 

>  Quelles sources d’inspiration vous ont permis d’écrire Phobos ?

Comme je l’expliquais, Phobos est né de deux sources d’inspiration.

La première source, c’est la fascination que je nourris depuis l’enfance pour la conquête spatiale. De nos jours, grâce aux avancées technologiques, la planète Mars est à portée de main. La NASA prévoit ainsi d’envoyer des humains en orbite autour de Mars dès 2030. Des sociétés privées ambitionnent d’aller encore plus vite. Par exemple Elon Musk, le célèbre créateur des voitures électriques Tesla, a récemment dévoilé les plans de colonisation martienne de sa société SpaceX.

Or, la technologie que nous maîtrisons aujourd’hui nous permet d’atterrir sur le sol de la planète rouge, mais pas d’en revenir. Il y a dans ce constat une tension, une promesse d’histoire qui a fait décoller mon imagination : c’est un rêve en aller simple, sans espoir de retour…

 

La deuxième source d’inspiration, c’est la fascination que nourrit notre société pour les images. Les écrans règnent autour de nous, omniprésents, pour le meilleur et pour le pire. D’un côté ils nous mettent en contact avec le monde entier et sont un territoire de créativité illimité, passionnant ; de l’autre ils nous cernent, nous enferment, nous somment de réagir dans l’instant au détriment parfois de la réflexion.  Aussi est-il beaucoup question d’image dans Phobos : image de soi, image des autres, faux-semblants, manipulation des apparences. Avec mon héroïne Léonor, à laquelle je me suis beaucoup attaché au fil des tomes, je me suis demandé si on pouvait se libérer des écrans, ou en retrouver la maîtrise, quitte à aller jusqu’au fond de l’espace.

 

>  Comment vivez-vous votre célébrité ?

Tout d’abord, la célébrité d’un écrivain est une chose relative, quand on la compare à celle des rockstars, des acteurs ou des Youtubeurs vedettes !

Ceci dit, c’est un immense bonheur de recueillir les retours de lecture de celles et ceux qui ont été enthousiasmés, émus ou stimulés par mes romans. À ce titre les festivals et salons du livres sont des moment clés de la vie d’un écrivain, qui viennent rompre la solitude nécessaire de l’écriture, et qui en même temps lui donnent tout son sens.

Je me considère comme un « faiseur d’histoires », c’est là le cœur de mon métier de romancier. Une fois la rédaction achevée, et j’essaye de mettre ma petite notoriété au service de ces histoires qui me tiennent à cœur, pour les partager du mieux possible. Mon but : donner envie de lire !

 

 

>  Un petit message à faire passer aux lycéens du lycée Desfontaines ?

Si vous n’avez pas encore pris votre ticket pour la planète Mars, il n’est pas trop tard. À travers les pages de Phobos, vous pouvez tenter le voyage sans danger.

Je crois en effet que la fiction remplit une fonction essentielle et même vitale : nous offrir de vivre des sensations extrêmes, d’étendre nos horizons, d’expérimenter le danger et les tourments moraux, avec un filet de sécurité. On peut, en théorie, toujours refermer le livre à tout moment… sauf, bien sûr, si l’histoire nous entraîne jusqu’au bout de la nuit !